CMAP



Centre Mauritanien d'Analyse de Politiques CMAP
Ilot D lot N° 39 BP 1193 Nouakchott Mauritanie
Email : info@cmap.mr
Tél. : (222) 525 97 82
Fax : (222) 525 84 38

 



Le  Centre Mauritanien d’Analyse des Politiques a été créé par le Gouvernement au cours de l’année 2001 pour poursuivre le dialogue entrepris avec tous les acteurs nationaux et répondre ainsi aux besoins de renforcement des capacités  et de la formulation d’études. Il aidera en particulier dans l’évaluation des politiques publiques qui est devenue une nécessité dans le cadre du programme national de la bonne gouvernance. Le CMAP pourrait aussi investiguer et aider dans d’autres domaines sur demande des administrations et des institutions ou sur  la base de son analyse propre après concertation avec son Comité de Pilotage. La mise en œuvre du CSLP pour l’horizon 2002-2005 offre un champ d’investigation important.
 

Le Programme National de Renforcement des Capacités/Centre Mauritanien d’Analyse de Politiques est un projet placé sous la tutelle du Ministre des Affaires Economiques et du Développement et sous la supervision d’un Comité de Pilotage présidé par le Conseiller chargé des Politiques de Développement et comprenant des représentants des administrations (Ministère du Développement Rural et de l’Environnement, Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Jeunesse et des Sports, Secrétariat d’Etat à la Condition féminine, Commissariat aux Droits de l’Homme, à la Lutte contre la Pauvreté et à l’Insertion, Direction de la programmation et des études/MAED,  les collectivités locales, l’AMM, le secteur privé (CCI et CGEM), et de la société civile (Université et ONG).

 

La deuxième phase du Centre Mauritanien d’Analyse de Politiques a débuté en 2008 et avait pour objectif : (i) l’aide à la conception, l’analyse et l’évaluation des politiques économiques et sociales dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pauvreté ; (ii) le renforcement des capacités des différents intervenants, notamment en matière d’analyse des politiques ; (iii) l’amélioration du système d’information pour la réduction de la pauvreté, et la facilitation des échanges d’expériences entre les différents acteurs de développement et avec l’extérieur ; et (iv) la consolidation du dialogue entre le secteur public, le secteur privé et la société civile sur la formulation, la mise en œuvre et le suivi des politiques.

 

Le CMAP II était conçu pour une durée de quatre ans et comprenait quatre composantes : l’appui institutionnel, le fonds d’études, la formation et l’assistance technique, la dissémination et la communication.

 

Placé sous la tutelle du Ministère des Affaires Economiques et du Développement (MAED), le  cadre institutionnel du CMAP II comprenait deux niveaux : (i) le comité de pilotage regroupant des représentants de l’administration, de la société civile et du secteur privé et qui joue le rôle d’une structure d’impulsion, d’orientation, de validation et de contrôle des activités du programme ; et (ii) la cellule de coordination placée sous la responsabilité du Coordonnateur et qui est chargée de la réalisation des objectifs du Centre.

 

Le CMAP II a fait l’objet d’une évaluation à mi parcours conduite par un consultant indépendant en décembre 2010. Un atelier de validation de cette évaluation a eu lieu en février 2011.

 

L’évaluation a conclu que les principaux objectifs du CMAP II ont été atteints. Elle  fait ressortir que le projet demeure pertinent et  que  sa stratégie d’intervention est appropriée.

 

Elle préconise, pour une meilleure capitalisation des acquis des deux premières phases du CMAP, de mettre en place une troisième phase. Cette revendication s’est exprimée également clairement à l’occasion  de l’Atelier de validation de la revue à mi-parcours par les partenaires et bénéficiaires des activités du CMAP.

 

Cinq facteurs principaux justifient l’opportunité d’une troisième phase du CMAP : (i) la persistance de contraintes majeures à la croissance et à la réduction de la pauvreté ; (ii) le chantier inachevé de la mise en œuvre du CSLP et l’atteinte des OMD ; (iii) l’impérative réponse à apporter aux demandes pressantes de renforcement des capacités, exprimées par les partenaires du CMAP;  (iv) la consolidation des gains de la phase II et le nécessaire recentrage des programmes du CMAP ; (v) l’articulation avec la stratégie d’intervention de l’ACBF (SMTP III).

 

L’analyse du bilan de la mise en œuvre des programmes de développement en Mauritanie révèle que, même si le pays a enregistré des avancées notables, des défis majeurs subsistent à court terme. Cette situation d’ensemble puise ses sources dans trois contraintes essentielles : (i) l’aggravation du chômage notamment au niveau de la jeunesse et l’inadaptation des politiques en faveur de l’emploi des jeunes et de l’entreprenariat ; (ii) la très faible compétitivité du secteur agricole ; et (iii) la médiocre performance de l’administration publique et l’inadaptation de la gouvernance administrative aux exigences de l’économie moderne ;

 

Compte tenu de ces contraintes identifiées, la phase III du CMAP doit apporter des réponses à ces obstacles qui entravent le développement du Pays. Le CMAP III continuera aussi à contribuer à l’élaboration de synthèses économiques et à la conduite de réflexion stratégique concourant à la réalisation de la vision globale du Gouvernement et favorisant l’accélération de la croissance économique, condition sine qua non à la réduction  la pauvreté et de l’atteinte des objectifs du CSLP et des OMD. Il aspire à devenir un leader, un partenaire majeur et un centre d’excellence en matière de développement/renforcement des capacités, d’analyse et d’évaluation des politiques économiques et sociales en Mauritanie.

 

L’objectif général de cette troisième phase est de contribuer au renforcement des capacités du Gouvernement, du secteur privé et de la société civile pour la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP).


Ses objectifs spécifiques se présentent comme suit : (i) contribuer à la réduction du chômage des jeunes ; (ii) améliorer la compétitivité du secteur agricole ; et (iii) accroître les performances de l’administration publique ; et (iv) procéder au renforcement institutionnel et technique du CMAP.